Jessie Leclerc

1. Mon premier souvenir marquant en nature :

Mon premier souvenir marquant en nature? Les heures passées à ramasser des champignons et cueillir toutes sortes de petites baies, avec lesquelles je faisais semblant de cuisiner quand j’étais enfant. On habitait en montagne, et j’ai joué dehors pendant des heures, beau temps, mauvais temps, à la recherche du plus beau champignon pour ma collection.

2. Ce que j’ai appris sur moi-même grâce au plein air :J’ai appris énormément sur moi-même grâce à mes moments en plein air. Être en forêt, bouger, respirer… ce n’est pas juste quelque chose que j’aime, c’est un besoin. Ça fait partie de moi, c’est mon essence. Je me suis souvent aventurée seule dans des endroits inconnus, loin de ma zone de confort. Je suis plus aventureuse que je ne l’aurais cru, et j’adore passer du temps seule en nature — ce qui n’a pas toujours été le cas.

3. Un moment où j’ai eu peur dehors (mais que j’en ris maintenant) :

Je suis plutôt téméraire dans la vie, et donc aussi en nature. Mais j’avoue qu’il m’est arrivé, lors de mes courses hivernales en soirée, lampe frontale vissée sur le front, de jeter un regard par-dessus mon épaule… juste pour m’assurer que personne ne me suivait. Seule en montagne, j’ai souvent eu peur de ne pas l’être vraiment, surtout quand les branches craquent sous le froid.

4.Dans mon sac à dos, il y a toujours :

Dans mon sac à dos, il y a toujours ce petit manteau en duvet, peu importe la saison. Je le sors souvent au sommet, quand le vent nous surprend et que la température chute. Roulé au fond du sac, il prend peu de place et est si léger que j’oublie qu’il est là. Le sortir, c’est comme retrouver 20 $ dans la poche de son manteau !

5.L’équipement que je traîne même si je ne l’utilise jamais :

L’équipement que je traîne toujours sans jamais l’utiliser… ce n’est pas vraiment un équipement. À chaque rando, je me convaincs que je vais manger une bonne banane. Je me dis : « Ce fruit est parfait, nourrissant, facile à manger en marchant ! » Mais honnêtement, je ne sais pas si j’en ai déjà mangé une en rando… ou si je la ramène toujours à la maison après lui avoir fait prendre l’air.

6.Un truc que je croyais inutile… jusqu’à ce que je l’essaie :

Bon ok, j’avoue : je trouvais ça drôle de voir des gens traîner leur petit coussin pour s’asseoir en randonnée. Moi, je me suis toujours assise sur des roches, en pensant que ça faisait partie de l’aventure. Mais… peut-être que je vieillis, ou simplement que je n’en avais jamais essayé un. Ce coussin est maintenant sur ma liste d’achats. Mes fesses seront bien confortablement installées pour mes prochaines randos, surtout en hiver.

7. Mon pire fail logistique en expédition :

Je suis organisée uniquement pour être fonctionnelle. J’oublie tout, partout, donc je dois me structurer pour rester proactive. Cela dit, j’aime que mes roadtrips me surprennent, sans connaître tous les détails de la rando à venir. C’est dans cet esprit que j’ai entraîné mon ami Pat en Gaspésie, pour faire le Mont Vallières de Saint-Réal. On a marché 4 km sur le mauvais sentier, sous une pluie battante. Le genre de pluie qui te fait tordre tes chaussettes dans l’auto. Une fois revenus sur nos pas pour retrouver du réseau, on a enfin trouvé le bon sentier… fermé pour la chasse. Le soleil est sorti, la chaleur aussi, et on a rebroussé chemin jusqu’au parc national de la Gaspésie pour grimper le Mont Olivine, les pieds mouillés, en souvenir du Mont Vallières.

 

8. Mon super-pouvoir dans le bois :

Mon super pouvoir dans le bois? Dévaler une montagne sans m’y prendre les pieds. En course trail, mes montées sont lentes et ponctuées de pauses — rien d’impressionnant. Mais en descente, je rattrape facilement ceux qui m’ont dépassée, grâce à mon agilité entre les roches, les racines et les trous.

 

9. Ce que j’aimerais transmettre à travers le plein air :

À travers le plein air et mes photos, j’aimerais transmettre une idée simple : jouer dehors, ça fait du bien. Peu importe l’activité, entre amis ou en solo, sous le soleil ou par grand froid, c’est toujours bénéfique. Dehors, c’est beau, l’air est bon, et les défis nous poussent à sortir de notre zone de confort. Prenons soin de nous, de notre nature… et allons jouer dehors.

 

10.Mon sentier de randonnée préféré (tu ne peux en nommer qu’un seul!) au Québec :

Choisir mon sentier préféré a été plus facile que prévu. Ce n’est pas pour sa vue spectaculaire ni pour sa difficulté, mais parce qu’il est tout près de chez moi. Je l’ai fait plus d’une centaine de fois, je le connais par cœur, et je l’aime toujours autant. Il m’a souvent surprise avec ses paysages hivernaux magiques, et c’est dans ses pentes descendantes que j’ai le plus de plaisir à courir en hiver. Le Mont Wright, à Stoneham, c’est un peu chez moi.

Jessie Leclerc - LBOutsiders par Life's Better Outside

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